Histoires de femmes - Mars 2020 -Pause-Vie

Une sorcière comme les autres

anne Histoire de femme, Mieux-être Laisser un commentaire

Par Nelly Marmen

Ce n’est que moi, c’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre ou c’est l’enfant
Celle qui cède ou se défend
Et c’est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

Anne Sylvestre

Mon histoire de femme

C’est l’histoire de femmes que nous portons toutes. Mon histoire de femme qui coule dans mes veines et m’habite. J’ai entrepris une démarche il y a un an déjà pour rencontrer cette femme en moi.

J’étais rendue à un tournant de ma vie comme nous en rencontrons toutes à divers moments de notre parcours. J’avais besoin de faire le point. Je voulais aller à ma rencontre, m’accorder une pause et me prioriser. Tenter de comprendre ce qui a façonné cette femme que je suis devenue et quelle place occuper pour atteindre un nouvel équilibre.

Mon passé

J’ai ouvert plusieurs tiroirs de mon passé, j’ai dépoussiéré certaines images que je voulais oublier. J’ai fait le tri et je me suis pardonnée. Je suis allée à la rencontre de mon enfance, de cette petite fille sensible et pleine d’espoir, un brin rêveuse et créative. J’ai vu les femmes qui étaient des modèles. Ma mère et mes grand-mères m’ont permis de croire en mes rêves.

J’ai un peu rigolé de l’adolescente indépendante que j’étais. Et la femme, l’amante, la conjointe et la mère qui s’est construite à partir de tout cet héritage. J’ai visité toutes les maisons qui m’habitent. J’ai rajouté une palette de couleurs qui s’inscrit dans les profondeurs de mon conscient et de ma mémoire. Je porte mon héritage coloré du monde, un patrimoine qui m’est propre, qui me permet d’appréhender la vie selon mon langage, mes sensations et mes émotions.

Un cadeau de moi à moi

Cette démarche n’est pas encore terminée, mais je constate déjà combien elle m’apporte une paix intérieure et de la bienveillance envers moi-même. C’est le plus beau cadeau que je pouvais me faire. De moi à moi.

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais les bûches et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière

Anne Sylvestre

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